samedi 10 septembre 2016

Les meilleurs répliques de "Archimède le clochard", écrites pas Michel Audiard.


     En 1958, Gilles Grangier réalise un film sur une idée de scénario proposée par Jean Moncorgé, autrement dit Jean Gabin. De cette idée de scénario naîtra un scénario entier de Albert Valentin, avec des dialogues signés par Michel Audiard. C'est ainsi que naîtra Archimède le clochard.

Résumé :
     Archimède est un clochard assez atypique. Hors de question pour lui de se saouler au gros rouge, il préfère largement le Muscadet. Il est instruit, et surtout très malin. Se refusant de dormir sous les ponts, il squatte un immeuble en construction. Jusqu'au jour où des ouvriers viennent installer le gaz. Marteaux-piqueurs et autres bulldozers auront raison de la patience d'Archimède qui, afin de passer l'hiver au chaud, fera le nécessaire pour aller en prison. Malheureusement pour lui, la sentence du tribunal ne lui permettra pas de dormir au chaud assez longtemps. Mais le vieil Archimède est malin et a plus d'un tour dans son sac.

Critique :
     Ce film avec, entre autre, un Jean Gabin au mieux de sa forme, un Darry Cowl si parfait en clochard poltron et maladroit et un Bernard Blier en nouveau taulier d'un bistro, est une perlé méconnue à (re)découvrir, ne serait-ce que pour les dialogues d'Audiard et le personnage d'Archimède, atypique et souvent hilarant.

Dialogues :
Arsène : - On m'enlèvera pas de la tête que le boulot, c'est une habitude. Tiens, la preuve, ils l'ont bien prise, eux.
Archimède : - C'est comme si tu disais que la vérole est une habitude sous prétexte qu'il y en a qui l'attrape.
Arsène : - J'te parle boulot, tu réponds maladie. C'est de bonne foi...
Eh, là. Vous pouvez pas aller faire vos p'tites conneries ailleurs, non ?
Archimède : - Permets-moi de te dire que si moi je suis de mauvaise foi, quand toi tu viens défendre le boulot, t’envoies un peu loin le paradoxe.
Arsène : - J'préfère pas te répondre. Tu me fatigue.
Archimède : - C'est le mot paradoxe qui t'emmerde, parce que tu sais pas ce que ça veux dire. La v'là, la vérité.
[...]
Arsène (montrant l'usine) : - Eux, au moins, sont à l’abri, là-bas.
Archimède : - Beh qu'est-ce que t'attends pour faire comme eux, pour t'abriter ? T'as qu'à acheter les quotidiens du soir, c'est plein de demandes. Offre d'emploi qu'ils appellent ça, leur piège à bagnard. Une bonne lecture.

Archimède (aux ouvriers qui construisent l'immeuble dans lequel il squatte) : - Eh, là. Vous pouvez pas aller faire vos p'tites conneries ailleurs, non ?
[...]
Archimède : - Vous n'allez tout de même pas recommencer avec vos tremblements de terre !
Un ouvrier : - J'vous emmerde. On pose le gaz.
Archimède : - Le gaz... Y'a six mois, c'était l'eau, demain ça s'ra l'téléphone ! Vous ne pouvez pas grouper tout ça une seule fois pour toute, non ?

Arsène : - Pour quelqu'un qui sort du lit, tu m'a l'air bien énervé.
Archimède : - Y'a de quoi, j'ai des ouvriers chez moi. Je viens de discuter avec les architectes, on m'installe le gaz.
Arsène : - Le gaz ? Sans blague. Le vrai gaz ?
Archimède : - Le vrai gaz !
Le barman : - Et vous vous plaignez...
Archimède : - Oh vous, ça va comme ça. Les marteaux-piqueurs aujourd'hui, ça veut dire les bulldozers demain. Et ça pendant huit heures. Parce qu'ils font la journée de huit heures, je les connais moi, ces cons-là. J'les ai déjà eu l'année dernière quand ils m'ont installé l'eau. T'aurais cru la fin du monde, j'ai été obligé de foutre le camp pendant trois mois.


Archimède : - A partir de novembre, je ne connais que deux solutions convenables : la prison ou la Cote d'Azur. Ça, c'est mon truc.
Arsène : - T'y est déjà allé ?
Archimède : - Oui Monsieur, mais je ne supporte pas la nourriture.
Arsène : - C'est pas de la prison que je te parle, c'est de la Cote d'Azur.
Archimède : - Moi aussi, c'est de la Côte d'Azur. Je ne digère pas l'huile d'olive.
[...]
Archimède : - La liberté, c'est de faire ce qu'on veut. Y compris d'aller en taule quand on en a envie.

Le barman : - Écoutez-moi Archimède. J'vous paye un Muscadet, là. Sur mon compte.
Archimède : - Il est infecte, votre Muscadet.
Le barman : - Beh alors, un coup de rouge.
Archimède : - Assassin. Non mais vous l'entendez ? Il voulait m'buter au gros rouge.

Archimède : - Et voilà, on revient du labeur. On revient avec sa petite gamelle, on a fait réchauffer ses petites pommes au lard. Et maintenant, on va retrouver Bobonne, les mots croisés et la radio. BANDE DE FEIGNANTS. 

Le chef de station : - Dites-donc, vous, là. Oui, vous. C'est vous qui faites tout ce chambard ?
Arsène : - Oh, ben alors ça, Monsieur le chef de station, vous tombez bien, vous. On parlait justement de vous. On disait que votre station était bien tenue. C'est celle qu'on préfère. Hein ?
[Archimède fait éclater une bouteille de vin par terre.]
Le chef de station : - Oh, dites-donc, je vais vous faire emballer, moi, si vous faites des saloperies ici.
Arsène (s'adressant à Archimède) : - J't'avais dit qu'c'était un con.
Le chef de station : - Vous pouvez pas répondre au lieu de marmonner, là ? Qu'est ce que vous racontez, tous les deux ?
Archimède : - On dit qu'vous êtes un con. C'est t'y vrai ?

Archimède : - Monsieur Félix, vous allez foutre le camp. Je ne peux pas supporter votre tronche.
Félix : - Il ne faut pas se fier au physique des gens.
Archimède : Avec vous, si. Vous avez la gueule de travers et la mentalité biscornue. Vous êtes synchrone. Allez, hop, du vent. Et si à trois vous n'avez pas pris la porte, moi je vous fais prendre la fenêtre.

Félix : - J'ai le tibia en miettes.
Archimède : - Mais il est superbe, ton tibia.
Félix : - Le fumier.
Archimède : - C'est le péroné que tu dois avoir de pété. On va te mettre une attelle. Et après, faudra te plâtrer. T'en as pour deux mois. J'te dis qu'c'est rien.
Félix : - T'appelles ça rien, toi. Mais les jambes, dans mon métier, c'est ce qui me sert le plus. J'aimerais mieux avoir une fracture du crâne.
Archimède : - Tu vas en avoir une si tu continues à m'emmerder.


Archimède : - Eh ben moi, ce qui me les casse, c’est les faux affranchis, les pétroleurs syndiqués, les anars inscrits à la sécurité sociale. Ça refait la Chine, ça prend la Bastille, et ça se prostitue dans des boulots d’esclaves. Ah, ils sont beaux les réformateurs du monde... Le statisticien qui baguenaude un placard d’usurier, le chinetoque qui propage les danses tropicales, et le mange-merde qui prône la gastronomie. Ah, il est mimi le triumvirat ! Un beau sujet de pendule ! Allez, viens ma belle, qu’on foute le camp, qu’on voit plus ces affreux.

Archimède : - Vous avez pas de petits gâteaux, Madame, par hasard ?
Lucette : - Ah beh si c'est pour grignoter, je peux vous céder un paquet de petits beurres. Vous aimez ça ?
Archimède : - C'est pas pour moi, c'est pour mes chiens.
Lucette : - Oh beh alors, des vieilles croutes, ça suffit.
Archimède : - Pour les autres, sûrement. Mais pas pour les miens. Ils aboient en anglais.

Archimède : - Il est tiède.
Le nouveau patron : - Vous voulez de la glace ?
Archimède : - Tout corps plongé dans un liquide subit une poussée de bas en haut égale au volume du liquide déplacé. Pas de glace.
L'assureur : - Je conseillais à votre mari de prendre une police en votre faveur.
Le nouveau patron : - Un accident est vite arrivé, ma bichette.
Archimède : - Il peut même arriver du jour au lendemain. Avec votre cirrhose.
Le nouveau patron : - Ma cirrhose ?
Archimède : - Y'a qu'à vous regarder. Venez voir un peu ici dans la lumière. Venez voir. Mon pauvre ami, vous devez avoir le foie comme une champignonnière. J'suis sûr qu'avec un stéthoscope, on les entendrait pousser, vos granules.
Le nouveau patron : - J'vous préviens, j'aime pas ce genre d'astuce.
Archimède : - C'que j'en dis, c'est pour l'avenir de Bichette.
Le nouveau patron : - Ces astuces là aussi, je les aime pas. La mort, c'est sérieux. C'est pas un sujet de plaisanterie.
Archimède : - La mobilisation n'est pas la guerre, mon cher. Et j'trouve qu'on va arroser la dote de Madame.
Le nouveau patron : - Oui, et pas avec du casse-patte.
Archimède : - Ah non !
Le nouveau patron : - Avec du spécial.
Archimède : - Mais oui !
Le nouveau patron : - De la réserve au père Grégoire. J'pensais bien qu'il y aurait une occasion. La voilà.
[Le nouveau patron va à la réserve, vide à moitié une bouteille de vin, puis verse dedans du nettoyant pour cuivre (Miror).]
Le nouveau patron : - J'vais t'en foutre... d'la cirrhose... J'vais t'faire écouter pousser les granules, moi, tiens. Pour du spécial, ça va être du spécial. Ah le pourri. Si j'ai l'foie en fleur, j'sais pas en quoi il va être, le sien. Chromé, qu'il va être. Tout métal. Tiens, bec en zinc. Si t'en crève pas, mort aux cocus.
[Il revient dans la salle.]
Le nouveau patron : - Vous allez m'en dire des nouvelles.
Archimède : - Qu'est-ce que c'est ?
Le nouveau patron : - Du Tapanel supérieur, de la réserve. Gouttez-moi ça.
[Archimède bois un verre cul sec.]
Archimède : - Il manque un peu de moelleux. Ça doit être un coupage. Mais il est tonique, hein. On l'sent descendre.
[Le patron lui ressert un verre.]
Archimède : - On l'sent même vachement descendre. Vous permettez ?
[Archimède lui prend la bouteille.]
Archimède : - Il est taquin, on s'y ferait vite, hein ?
L'assureur : - Au revoir, Monsieur Pichon.
Archimède : - Tiens, Monsieur l'assureur, un p'tit verre avec nous ?
L'assureur : - Peut-être, mais alors sur le pouce.
Le nouveau patron : - MAIS PAS CUI-LA, PAS CUI-LA !
Archimède : - Comment, pas çui-là ? Quand y'en aura plus, on en fera remonter, quoi ! Allez, à la bonne nôtre, et rentrons-ça avant qu'y n'pleuve.
[L'assureur tombe aussitôt dans les pommes.]
Archimède : - Hey, est t'y bien assuré, lui au moins ?

Archimède (au caniche) : - Eh ben su tu veux qu'on s'entende, gars, il faudra changer tes manières. Chez moi, faut de la tenue. Plus question ni de faire le beau, ni de danser, mais de marcher à quatre pattes comme tout le monde. Si tu veux un sucre, tu le voles, si t'a envie de caresses, tu gueules, et si on t'emmerde, tu mords.

[Archimède est en train de nourir une petite chienne. Trois hommes-sandwichs s'assoient sur le band d'à côté.]
Le premier : - Donner du jambon à un clebs. Ah, on aura tout vu...
Le deuxième : - Quand on pense qu'y a des gens qui mangent pas leur compte.
Le troisième : - Tu l'as dit. Tiens, sans aller loin, aux Indes, parait d'après le journal qu'il y a soixante-dix millions de sous-alimentés, aux Indes. Si y voyaient ça...
Le deuxième : - Et en Chine ? Tu crois qu'ils tolèreraient ça, en Chine ? Un bol de riz par jour. C'est tout ce qu'on leur donne. Moi, j'veux bien que l'riz c'est nourrissant. M'enfin, c'est jamais que du riz. C'est pas du jambon. C'est vraiment se foutre des chinois, c'travail-là.
Archimède, parlant au chien : - Tu veux un p'tit bout de biscuit, ma belle ?
Le deuxième : - Un biscuit. Non, mais t'entends ça ?
Archimède, parlant au chien : - T'as plus faim ? Eh ben.
[Archimède se débouche une bouteille de Muscadet.]
Le troisième : - Et monsieur boit du vin bouché. Là, j'vous jure, ça dépasse tout. Le clochard, v'la qu'ça donne dans ce qu'il y a de luxe et dans l'appellation contrôlée.
Le premier : - Moi, ce genre-là, ça me les casses.
Archimède : - Eh ben moi, ce qui me les casse, c’est les faux affranchis, les pétroleurs syndiqués, les anars inscrits à la sécurité sociale. Ça refait la Chine, ça prend la Bastille, et ça se prostitue dans des boulots d’esclaves. Ah, ils sont beaux les réformateurs du monde... Le statisticien qui baguenaude un placard d’usurier, le chinetoque qui propage les danses tropicales, et le mange-merde qui prône la gastronomie. Ah, il est mimi le triumvirat ! Un beau sujet de pendule ! Allez, viens ma belle, qu’on foute le camp, qu’on voit plus ces affreux.

Le nouveau patron : - LUCETTE, MES GOUTTES ! N'oublie pas c'qu'a dit le médecin. Cinq. La posologie, ça s'appelle. Et de la posologie au veuvage, c'est une question de gouttes. 

vendredi 12 août 2016

Ça – Il est revenu en Blu-Ray Steelbook


     En attendant le remake prévu pour septembre 2017, Ça – Il est revenu va enfin sortir en Blu-ray le 12 octobre 2016. En effet, nous pourrons enfin nous procurer en Haute-Définition le téléfilm original de Tommy Lee Wallace, qui a choqué une génération entière de coulrophobes. 

Un édition Blu-ray... et des questions !
     Ce sera une édition Steelbook (boitier en fer), et la toute première du Blu-ray de cette mini-série d'environ 3 heures. Le Blu-ray devrait d'ailleurs nous proposer l'image dans son format d'origine 1.33.
     Plusieurs questions restent malheureusement en suspens. d'abord, est-ce que Warner va enfin réaliser une édition digne de ce nom, ou se foutre de nous comme d'habitude ? On se souvient de l'édition DVD avec un nouveau doublage bien inférieur au doublage original. On se souvient également que Warner est habitué des Blu-ray avec une piste VO en DTS-HD (donc Haute-Définition) et une piste VF en Dolby Digital (c'est à dire une piste de vulgaire DVD). Aura-t-on le doublage original ? Pas sûr. Aura-t-on une piste en HD ? Encore moins sûr.
     Autre question. Saluons d'abord l'initiative de cette nouvelle édition. Cependant, faut-il revoir ce film qui nous a traumatisé étant enfant, au risque d'être franchement déçu ? Après l'avoir revu des années après, je me rappelle avoir été très déçu par ce film, surtout à la fin, avec cette espèce d'araignée géante en papier mâché.

     Reste le prix plutôt doux de 14,99 € pour cette édition Blu-ray. Et la joie de retrouver Tim Curry dans le rôle du clown Grippe-Sou. Affaire à suivre, donc...

dimanche 3 juillet 2016

Roger Dumas est décédé !


Roger Dumas et Jean-Pierre Marielle, pour
la saison 3 de Chez Maupassant (2011).
     L'acteur et parolier Roger Dumas est mort ce dimanche 3 juillet 2016, à Paris, où il était hospitalisé depuis une douzaine de jours. Il avait 84 ans.

     Né le 9 mai 1932 à Annonay, Roger Dumas état un habitué des seconds rôles au cinéma, il laisse une filmographie impressionnante. Il a notamment joué dans plusieurs films de Claude Chabrol, dont Masques et L'ivresse du pouvoir. Il a également tourné pour Robert Hossein (Pardonnez nos offenses), Alain Corneau (Fort Saganne), Claude Zidi (Association de malfaiteurs), Olivier Assayas (Les Destinées sentimentales), Jean-Marie Poiré (Les visiteurs 2), Philippe de Broca (Tendre Poulet, aux côtés de Philippe Noiret et Annie Girardot ; L'homme de Rio avec Jean-Paul Belmondo), Jacques Deray (Le Marginal, toujours avec Belmondo), ou encore Jean Girault (Pouic-Pouic).

     Mais sa carrière ne se limitait pas au cinéma. En effet, Roger Dumas a également joué dans de nombreuses pièces de théâtre, comme Monte Cristo d'après Alexandre Dumas, Le Retour ou La Cerisaie. En 2006, il avait même obtenu le Molière du comédien dans un second rôle pour Moins deux, de Samuel Benchetrit.

Roger Dumas dans Le Marginal, avec Jean-Claude Dreyfus.
     Autre facette moins connue de Roger Dumas : il a été parolier pour divers interprètes, dont Chantal Goya et Sylvie Vartan. Il a en effet longtemps collaboré avec l'auteur-compositeur Jean-Jacques Debout, mari de Chantal Goya. Roger Dumas est d'ailleurs l'auteur des paroles du générique du dessin animé "Capitaine Flam". C'est également lui qui a écrit les paroles de la célèbre chanson de Chantal Goya : "Ce matin, un lapin...".

mardi 28 juin 2016

Décès de l'acteur Bud Spencer.


     L'acteur italien Bud Spencer, de son vrai nom Carlo Pedersoli, est décédé ce lundi 27 juin à 18h15, à l'âge de 86 ans. C'est son fils qui a annoncé la triste nouvelle au journal La Repubblica :
Le duo Bud Spencer / Terence Hill, tout simplement mythique !
« Papa s'est paisiblement envolé au ciel à 18h15. Il n'a pas souffert. Nous étions tous à ses côtés et ses derniers mots ont été "merci" ».

     Né à Naples le 31 Octobre 1929, l'acteur italien était surtout connu pour son mythique duo avec Terence Hill. Ils constituaient ensemble de véritables figures du Western spaghetti. Les deux acteurs auront tourné dix-sept films ensembles, dont les cultes : On l'appelle Trinita et On continue à l'appeler Trinita. Il mesurait 1,92 m et pesait 130 kg.


Avant d'être acteur, Carlo Pedersoli
était champion de natation.

On continue à l'appeler Trinita
Un champion de natation.
     Lorsqu'il débute sa carrière d'acteur, Carlo Pedersoli est alors champion de natation. Le 19 septembre 1950, il devient le premier Italien à passer en dessous d'une minute, avec un temps de 59 s 5. Il réussit même à abaisser le record d'Italie à 58 s 2. Il obtient sept titres nationaux et la médaille d'argent du 100 mètres nage libre des Jeux méditerranéens de 1951. Il joue également au water-polo à un haut niveau, puisque avec sa sélection nationale, il remporte la médaille d'or aux Jeux méditerranéens de 1955 et le championnat d'Italie 1956 avec la section nautique de la Lazio. Il parvient à atteindre les demi-finales du 100 mètres, aux Jeux Olympiques de 1952 et 1956.

Reconversion dans le cinéma, et duo avec Terence Hill.
Bus Pencer, vu par Marsault, après son décès...
     Il tourne pour la première fois en 1949 dans le film italien Quel fantasma di mio marito. Dix ans plus tard, il fera son premier film (toujours sous son nom de naissance) avec Mario Girotti dans le péplum Annibal. A partir de 1967, il commence à utiliser son pseudonyme de Bud Spencer (Bud d'après la bière Budweiser, Spencer en hommage à son idole Spencer Tracy). Mario Girotti prendra alors le pseudonyme de Terence Hill. Ils forment alors un duo et tournent ensemble Dieu pardonne... moi pas!. Ensemble, Bud Spencer et Terence Hill tourneront en tout dix-sept films, sur une période de vingt-sept ans, parmi lesquels On l'appelle Trinita, On continue à l’appeler Trinita, Maintenant, on l'appelle Plata, Deux Super-flics, Cul et chemise, Quand faut y aller, faut y aller, Les Superflics de Miami, et Petit papa baston. Entre temps, il fera également une carrière solo, avant de se faire plus rare dans les années 90 et 2000.

Cul et chemise

vendredi 3 juin 2016

Kaamelott le Film : Alexandre Astier est prêt à tourner.


   Les fans de Kaamelott attendaient ça depuis 2009, c'est-à-dire depuis la fin de la saison 6 qui racontait la jeunesse d'Arthur chez les Romains. La suite va enfin arriver, sous la forme d'une trilogie de films, et non d'une série.

François Rollin, dans le rôle du Roi Loth.
     La nouvelle avait été officialisée début décembre 2015. Mais cette fois, l'humoriste François Rollin (qui jouait le Roi Loth) a confirmé que le film « se tournera probablement en janvier [2017] et il est plus que vraisemblable que j’en fasse partie ». François Rollin garde en outre un très bon souvenir de la série d'Alexandre Astier : « Alexandre Astier est un garçon génial, il écrivait du sur-mesure pour ses acteurs. »



     En décembre 2015, Alexandre Astier avait déjà affirmé que la fin de la saga a toujours été une trilogie de films.
« La fin de la saga, dans mon esprit a toujours été une trilogie de films. Mais il y a une période que je veux raconter qui s’appelle Kaamelott Résistance, qui parle du moment où Arthur n’est pas en Bretagne et Lancelot est au pouvoir et où les personnages qu’on connaît sont partagés entre résistance et collaboration. Je me suis demandé si je devais retourner à la télévision pour la raconter. Et puis j’ai décidé que non. Parce que je ne pense pas qu'on puisse faire un grand un retour en télé, puis un autre grand retour au cinéma. »

     Concernant le traitement du film, Alexandre Astier avait poursuivi :
« Je ne pense pas écrire le même film aujourd’hui que si je l’avais écrit il y a 6 ou 7 ans. Ça va suivre ce que j’ai envie d’y voir maintenant, les acteurs avec lesquels j’ai envie de jouer, la couleur que j’ai envie d’y mettre. Elle aurait peut-être été plus sombre à l’époque, en sortant direct de la série. Mais maintenant que je ne suis plus dans le même état d'esprit, j’aurais peut-être plus envie de déconner. »

     Reste à savoir si le premier film débutera sur la trame de Kaamelott Resistance, ou si cette période sera contée en livre, comme il a été prévu un temps.

Sur le même thème :
       
Les meilleures répliques de Kaamelott.     Plus d'infos sur Kaamelott Résistance (lien externe)     Astérix par Alexandre Astier : Le domaine des Dieux.

lundi 23 mai 2016

Les meilleures répliques de Kaamelott.


     S'il y a une série française aux dialogues élaborés, fins et drôles, c'est bien Kaamelott. Inspiré par Sacré Graal!, des Monty Python, Alexandre Astier a signé là une série devenue culte alors qu'elle n'en était encore qu'à sa première saison. En voici quelques dialogues, sachant que si on veut citer toutes les phrases cultes, il faudrait quasiment citer les scripts de chaque épisode.

Livre I
Perceval : « Si Joseph d'Arimathie a pas été trop con, vous pouvez être sûr que le Graal, c'est un bocal à anchois. »
Livre I, En forme de Graal

La Dame du Lac : - Vous rentrez, et vous parcourez les souterrains à la recherche de l'ogre à deux têtes.
Arthur :
- D'accord, et quand j'tombe sur l'ogre à deux têtes, je l'zigouille. Vous avez un ptit quelque chose pour moi, une protection magique une potion...
Arthur : - Vous avez un p'tit quelque chose pour moi ? Une protection magique, une potion ?
La Dame du Lac : - Non, j'ai ça.
Arthur : - Qu'est-ce que c'est ??
La Dame du Lac : - C'est un genre de cake.
Arthur : - Mais eux... un cake magique ?
La Dame du Lac : - Non, non, c'est un cake. C'est pour la route...
Arthur, sceptique : - Ben... merci.
Livre I, La Grotte de Padraig

Arthur : - Mais c’est pas compliqué, bon Dieu ! Y a Calogrenant à droite, Léodagan à gauche, et nous on arrive par le milieu !
Lancelot :
- C’est bon jusque là ?
Perceval :
- Attendez, moi, si je me souviens bien du coin, il y a la rivière qui passe en travers !
Arthur :
- Ah, mais merde avec votre rivière !
Perceval :
- C’est un point de repère comme un autre !
Lancelot :
- Mais bon Dieu, il y a pas besoin de point de repère puisque les envahisseurs vont nous attaquer de face !
Perceval :
- De face, ça va ! C’est le reste qui va pas !
Arthur :
- Mais quoi, nom d’un chien !?
Perceval :
- Ben la gauche, la droite, là ! Moi j’aime pas ces trucs !
Lancelot :
- Mais qu’est ce que vous aimez pas ?
Perceval :
- Ces conneries de gauche et de droite ! Ça veut rien dire ces machins ! Selon comme on est tourné ça change tout !
Arthur :
- Mais qu’est ce que vous nous chantez ?
Perceval :
- Moi j’estime que quand on parle tactique militaire, il faut employer des termes précis !
Lancelot :
- Ben oui, effectivement, ça peut prêter à confusion …
Arthur :
- Non mais attendez, nous c’est pour vous qu’on dit gauche et droite ! C’est pour pas vous embrouiller !
Perceval :
- Si, ça m’embrouille !
Lancelot :
- Ah bon ? On peut parler normalement alors ?
Perceval :
- Professionnel !
Arthur :
- Bon, ben alors, OK, on reprend depuis le début ; donc, Calogrenant est posté depuis hier soir au Nord-Est de la zone d’attaque…
Lancelot :
- …Léodagan, Sud-Sud-Est, un peu plus en retrait avec ses cavaliers…
Perceval :
- Moi j’aime pas ces histoires de Sud-Est, Nord-Ouest, et tous ces machins !
Arthur :
- Quoi, qu’est ce qu’il y a qui va pas encore ?!
Perceval :
- C’est un coup à se planter ça ! De toutes façons, on dit le Nord ! Selon comme on est tourné ça change tout !
Livre I, Ambidextrie


Arthur (à Perceval, à propos de Merlin) : « Au bout d'un moment, il est vraiment druide, c'mec-là, ou ça fait quinze ans qu'il me prend pour un con ? »
Livre I, L’Imposteur

Perceval : « On a même un tabouret ! Quand on s’assoit d’ssus, on se retrouve sur un autre tabouret dans une taverne dans le Languedoc [...] Ouais, le siège de transport qu’ils appellent. En plus, comme par hasard c’est moi qui ai essayé le premier. Deux semaines et demi plus le bateau qu’ça m’a pris pour revenir. J’avais pas compris qu’en me rasseyant d’ssus, ça me ramenait de l’aut’côté. Et à l’arrivée j’me suis fait mettre une chasse, parce que j’avais ramené l’autre tabouret, et que soit-disant il aurait fallu qu’il reste là-bas. Pourtant ils marchent les deux tabourets ! Eh ben ils sont l’un à côté de l’autre. Alors ça fait pas pareil. »
Livre I, Le Chaudron Rutilant

Perceval : « C’est pour ça : j’lis jamais rien. C’est un vrai piège à cons c’t’histoire-là. En plus j’sais pas lire. »
Livre I, Le Chaudron Rutilant

Karadoc : - Moi, je trouve que vous êtes trop souvent la victime des quolibets.
Perceval : - Des ?
Karadoc : - Des quolibets. y'a trop de gens à Kaamelott qui oublient que vous êtes un vrai chevalier.
Perceval : - Ça, c'est sur...
Karadoc : - Je crois que vous devriez aller voir le roi, et lui dire qu'il faudrait qu'on commence à vous considérer en tant que tel.
[...]
Perceval : - Vous savez, Sire. J'aimerais bien qu'on commence à me considérer en tant que tel.
Arthur : - Comment ?
Perceval : - Comment, comment ?
Arthur : - Vous considérer en tant que ? J'ai pas compris.
Perceval : - A me considérer en tant que tel.
Arthur : - En tant que tel quoi ?
Perceval : - Parce que je trouve que j'suis souvent victime des colifichets, quand même. C'est pas normal.
Arthur : - Victime des... Putain, la vache, j'comprends pas un mot de ce que vous racontez. Allez-y, excusez-moi, reprenez depuis le début, je vous écoute.
Perceval : - Je vous disais que j'étais victime des colifichets, et qu'il faudrait qu'on commence à me considérer en tant que tel... C'est pas clair, c'est ça ?
Arthur : - Non, mais je sens bien que vous essayez de me dire quelque chose. Mais, c'est de vous, la phrase, ou vous l'avez entendu, ça ? "Colifichet", par exemple, qu'est-ce que c'est pour vous ? Comment vous vous le représentez, "colifichet" ?
Perceval : - Bah, comment dire ? "Colifichet", c'est quelqu'un qui...
Arthur : - Non. Déjà, non . J'suis désolé, pas du tout.
Perceval : - Quelqu'un qui dit du mal d'une personne.
Arthur : - Non, mais non, c'est pas ça.
Perceval : - Comment on dit, alors ?
Arthur : - Comment on dit quoi ? P'tain, ça y est, j'en ai marre, là.
Perceval : - Une personne qui dit du mal d’une personne, qui commence par "coli".
Arthur : - Non, moi j’crois qu’il faut qu’vous arrêtiez d’essayer de dire des trucs. Ça vous fatigue, déjà, pis pour les autres, vous vous rendez pas compte de c’que c’est. Moi quand vous faites ça, ça me fout une angoisse… j’pourrais vous tuer, j’crois. De chagrin, hein ! J’vous jure c’est pas bien. Il faut plus que vous parliez avec des gens.
[...]
Perceval : - Non, mais j'me goure de mot. C'est pas "colibri" ?
Arthur : - Qu'est-ce qui est pas "colibri" ?
Perceval : - Un type qui dit du mal d'un autre.
Arthur : - Un colibri, c'est un oiseau...
Perceval : - Ben c'est p'têt une expression à base d'oiseau ? On dit bien une alouette pour une fille qui dépense et qui arrive pas à faire des économies.
Arthur : - Mais personne dit ça...
Perceval : - Beh vous avez jamais entendu dire : " Oulala, beh celle-là, tu parles d'une alouette" ?
Arthur : - Jamais de la vie.
Perceval : - Ou alors quelqu'un qui oublie toujours tout, c'est bien une tête d'épingle ? Sauf que là, c'est pas un oiseau.
Arthur : - Une tête de linotte.
Perceval : - Qu'est-ce que c'est que ça, une linotte ?
Arthur : - Un oiseau.
Perceval : - Eh ben, qu'est-ce que je disais ?
[...]
Perceval : - Donc, pour résumer : je suis souvent victime des colibris. Sous-entendu des types qui oublient toujours tout. Euh non... Enfin, bref, tout ça pour dire que je voudrais bien qu'on me considère en tant que tel.
Arthur : - Bon, ben j'vais voir c'que j'peux faire...
Livre I, Tel un chevalier



Perceval (à Arthur et Lancelot) : « Une fois, à une exécution, je m'approche d'une fille. Pour rigoler, je lui fais : « Vous êtes de la famille du pendu ? »... C'était sa sœur. Bonjour l'approche ! »
Livre I, La Coccinelle de Madenn

Perceval (à Arthur et Lancelot) : « Ça sert à rien, un siège. Si elle est enceinte, il faut des linges blancs et une bassine d'eau chaude ! »
Livre I, La Coccinelle de Madenn

Arthur : « Dieu ! Depuis qu’vous êtes arrivé - ça fait quoi, ça fait deux-trois ans à peu près, enfin j’veux dire deux-trois ans que le truc a bien pris, quoi, qu’les gens en parlent, tout ça - moi j’fais tout c’que j’peux pour mettre les gars au pas. La quête du Graal, le côté symbolique, la lumière, la salvation tout ça j’crois qu’c’est bien rentré. Parce que c’était pas gagné quand même. Moi les mectons d’la Table Ronde c’est pas des flèches, vous êtes au courant d’ça. Quand j’leur parle du Graal, eux ils cherchent un vase, et c’est marre. Si j’commence à m’lancer dans des explications comme quoi c’est pas l’objet qui est important mais le côté symbolique, le sang d’vot’fils, la vie éternelle alors là, les gars y me regardent avec des billes comme ça et puis y décrochent, ah hein, rideau ! Alors j’crois que c’qu’y s’rait pas mal, si on veut faire un peu avancer l’histoire, voyez, ça s’rait de faire péter un signe, mais un truc commak, hein. Parce que la Dame du Lac c’est bien gentil, mais euh, comme y a que moi qui peux la voir c’est pas très encourageant pour les autres. Non au contraire, quand y m’voient causer tout seul, y s’demandent si j’ai pas carrément tourné la carte. Alors voilà, faites c’que vous pouvez, quoi. J’compte sur vous. Donc euh… amen… enfin euh… deo gratias j'sais pu quoi… j’suis désolé j’ai pas eu le temps de potasser les formules. »
Livre I, Agnus Dei

L'interprète burgonde : « Déjà, à la base, un Burgonde, c'est con comme une meule, alors celui-là ! Ah, vous pouvez pas savoir c'que c'est que de tomber interprète avec un engin pareil ! (bruit de pet) Tiens, vous voyez ? Toute la journée, c'est comme ça ! Il pue, il pète, il lâche des ruines ! Tiens, l'autre jour à table... Il devient tout bleu. Il était en train de s'étouffer avec un os de caille, cet abruti ! Il tousse, il crache, il re-tousse, et BINGO ! Il m'dégueule dessus ! Vous l'croyez, ça ? »
Livre I, L'interprète

Perceval : - Ben quoi, c'est pas si grave que ça !
Arthur : - Pas foutu d'savoir son nom !
Léodagan : - Et on peut savoir depuis combien de temps, au juste, vous arpentez toute la Bretagne en racontant à tout le monde que vous vous appelez Provençal le Gaulois ?
Perceval : - Ben j'en sais rien, moi…
Lancelot : - Et si ça se trouve il dit jamais la même chose !
Perceval : - En attendant, on parle de moi !
Arthur : - Perceval le Gallois, en tous cas, tout le monde s'accorde à dire que c'est une tanche, et ça c'est pas une légende !
Bohort : - Oui mais Provençal le Gaulois, lui, a une excellente réputation, Sire
Arthur : - Mais dans ce cas-là, j'voudrais bien qu'on m'dise pourquoi !
Karadoc : - À cause des faits d'armes.
Arthur : - Les faits d'armes de celui-là ? Ah ben, première nouvelle !
Léodagan : - C'est quand même pas de bol, les rares fois où il arrive à faire quelque chose de ses 10 doigts, il se goure quand on lui demande son nom !
[…]
Père Blaise : - Bon, et bien le mystère du chevalier de Provence est éclairci.
Perceval : - Suffisait de d'mander !
Léodagan : - En c'moment , en Provence, ils doivent être drôlement fiers de l'enfant du pays !
Arthur : - Ah ben j'pense bien, les enfants du pays d'Provence nés à Caerdydd, ça doit pas courir les rues !
Perceval : - N'empêche que j'suis une légende !
Livre I, Le Chevalier mystère

Arthur : - Vous trouvez pas que comme souverain je fait quand même parti des souples ? Vous me réveillez en pleine nuit, sous prétexte que mon père se ballade dans les couloirs. Moi bonne pomme, j'me lève, j'vais voir, j'attends pendant des plombes, et au bout d'un moment quand manifestement y'a rien, parce que manifestement y'a rien Bohort admettez-le, j'vous raccompagne jusqu'à votre porte parce que vous chiez dans vos caleçons.
Bohort : - Je ne chie pas dans mes caleçons Sir. Je vous réveille pour un cas de force majeur. Uther Pendragon crie vengeance, vous êtes en danger !
Arthur : - Non mais moi ça va Bohort. Je vous remercie de votre sollicitude mais moi je vais me débrouiller.
[...]
Arthur (exaspéré) : - Bohort, je vais vous faire mettre au cachot.
Bohort : - Attendez, écoutez moi.
Arthur : - Non mais j'vous écoute, j'écoute, seulement je vous préviens, j'vous le dit, j'vais vous faire descendre en cabane avec un pichet de flotte et un bout de pain sec. Je suis désolé, j'suis démuni, j'vois pas d'autre solution. Puis je pense que ça vous donnera un peu l'occasion de réfléchir un peu à tout ça à tête reposée. Prendre un peu de recul sur les choses parce que Bohort, on ne réveille pas son roi en pleine nuit pour des conneries, encore moins deux fois de suite.
Livre I, Haunted

Guenièvre : - J’y connais rien, hein, mais… À votre avis, le fait que vous me touchiez pratiquement jamais, ça a une influence sur la fécondité ?
Arthur : - Ça joue... ça joue...
Livre I, La Potion de fécondité

Arthur : -  Mais qu'est-ce que ça peut bien vous foutre ce que je picole, aujourd'hui, ça va pas mieux ?
Séli : - Le mari de ma sœur, il boit 3 pichets par repas il a d'jà 8 gosses !
Guenièvre : - Je vois pas bien le rapport avec les gosses.
Séli : - C'est viril, c'est tout! Quand on est un homme, on boit beaucoup de vin !
Léodagan : - Alors quand je rentre de la taverne à quatre pattes à 2 heures du matin vous tapez des crises à rallonge, et subitement, ce soir, on est viril quand on picole ?
Séli : - J'me comprends !
Léodagan : - Et ben j'sais pas comment vous faites ! Ma parole, des engins comme vous, ça devrait être fourni avec une notice !
Livre I, La potion de fécondité


Léodagan (à Arthur) : - Qu'est-ce que c'est que cette lubie de vous faire construire une table ?
Perceval : - D'autant qu'il y en a déjà une dans la salle à manger !
Arthur : - Là, c'est une table ronde. Pour que tous les chevaliers de Bretagne se réunissent autour. De toute façon, autant vous y faire, parce qu'à partir de maintenant on va s'appeler « Les chevaliers de la Table Ronde. »
Perceval : - Les chevaliers de la Table Ronde ?
Léodagan : - Encore une chance qu'on se soit pas fait construire un buffet à vaisselle !Livre I, La Table de Breccan

Arthur : - Vous mangez à quelle heure, vous, à Tintagel ?
Ygerne : - A Tintagel, on mange quand on l'a mérité, quand on sait qu'on a accompli ses commandements avec humilité et qu'on a glorifié sa famille.
Arthur : - Oui, non, nous, on mange quand on a faim.
Livre I, La Visite d'Ygerne

Séli : - J'ai envie de faire des tartes, voilà. Vous allez pas m'obliger à me justifier !
Léodagan : - Ah bah non, du moment que vous nous obligez pas à les manger !
Livre I, Les Tartes aux myrtilles

Léodagan : « Je ne pense pas que deux trous-du-cul soient plus efficaces qu’un seul ! »
Livre I, Les Nouveaux Frères

Léodagan (à Bohort) : « Vous êtes marié, comme moi. Vous savez que la monstruosité peut prendre des formes très diverses. »
Livre I, L’Escorte

Léodagan (à Bohort) : « Qu'est-ce que vous voulez, mon p'tit Bohort : entre son épée qui fait de la lumière, son Merlin qui fait pleuvoir des grenouilles et sa Dame du Lac qui se prend pour une truite, il lui manque plus qu'un numéro de trapèze, au roi des Bretons. »
Livre I, L’Escorte

Livre II
Perceval : « Dans la vie, j’avais deux ennemis : le vocabulaire et les épinards. Maintenant j’ai la botte secrète et je bouffe plus d’épinards. Merci, de rien, au revoir messieurs-dames. »
Livre II, La Botte secrète II


Dans la salle à manger, attablés, Léodagan et Dame Séli font face à Guenièvre et au maître d’armes.
Maître d’Armes : - Je vous remercie de m’accueillir à votre table, seigneur Léodagan.
Léodagan : - Oh moi j’y suis pour rien, c’est une idée de ma fille.
Le maître d’armes se tourne vers Guenièvre pour la remercier d’un signe de tête.
Séli : - Oh bah bien. Excusez-le il est rond comme une boule.
Léodagan : - Quoi ?
Séli : - Quoi « quoi » ? C’est pas vrai p’t-être ?
Léodagan : - Si.
Séli : - De toute façon vous n’alliez pas dîner tout seul dans la salle d’entraînement Maitre d’Armes.
Maître d’Armes : - Grand merci Dame Séli.
Guenièvre : - J’avais jamais remarqué qu’vous aviez les yeux bleus Maître d’Armes.
Maître d’Armes : - C’est surement parce qu’ils sont marrons.
Séli : - Mais vous êtes beurrée vous aussi !
Guenièvre : - Mais absolument pas ! J’ai bu trois ou quatre verres voilà !
Léodagan : - Bah c’est pas pour prendre la défense de la p’tite mais c’est vrai qu’il tabasse hein le rouquin aujourd’hui.
Maître d’Armes : - Moi je ne bois jamais ! Dans ma branche c’est une règle : santé, sobriété.
Léodagan : -  Eh Bah on doit bien s’marrer dans vot’ branche !
Maître d’Armes : - Mais ça nous arrive oui !
Léodagan : - Ah mais j’pense bien ! Vous m’avez l’air d’un sacré festif.
Maître d’Armes : - Vous apprendrez qu’il m’est arrivé d’boire, seigneur Léodagan. Et occasionnellement, de me démonter la tête à pas r’trouver le chemin d’ma maison !
Léodagan : - Moi une fois, j’étais tellement raide, que j’avais l’impression de m’faire attaquer de tous les côtés. J’me défendais, j’me défendais ! En fait, j’étais dans un pâturage. J’ai tué soixante-seize chèvres.
Le maître d’armes est impressionné.
Séli : - Y a d’quoi flamber c’est sur.
Léodagan : - Bah j’évoque.
Maître d’Armes : - Moi, une fois, j’étais saoul comme cochon, je m’suis fais tatouer « j’aime le raisin de table » sur la miche droite. Et ça y est toujours !
Ils se mettent à rire.
Guenièvre : - Moi une fois j’ai pissé par la f’nêtre !
Ils se taisent tous et la dévisagent.
Livre II, L'Ivresse

A la taverne, Karadoc et Perceval sont à une table. Perceval est effondré sur la table, la tête sur ses bras.
Karadoc (soupire) : - Sur c’coup là j’crois qu’on a un peu chargé la mule.
Il secoue Perceval.
Karadoc : - Seigneur Perceval ! Essayez d’vous réveiller, on va pas coucher là comme des clodos ! oh !
Perceval se réveille, et se dresse sur ses jambes.
Perceval (il gueule) : - PAYS DE GALLES INDEPENDANT !
Il regarde autour de lui, déboussolé, réveillé.
Perceval : - ‘tain j’ai un pivert dans la tête là c’est normal ?
Livre II, L'Ivresse

Léodagan : - Il paraîtrait que je suis dur. C'est pas beau, ça ?
Merlin : - Qu'est-ce que vous voulez que j'y fasse, moi ?
Léodagan : - J'ai tout essayé, avec ce gosse. Pas de bouffe, pas de flotte, les avoines.. Pas moyen !
Merlin : - Pas moyen de quoi ?
Léodagan : - Pas moyen qu'il m'écoute ! Je suis son père quand même ! Alors mettez-vous à ma place ! De raclée en raclée, je suis découragé.
Merlin : - Mais qu'est-ce que vous lui demandez, par exemple?
Léodagan : - Ben, de se lever avant deux plombes de l'après-midi, déjà... D'être poli avec sa mère... Je sais bien que c'est pas facile, hein ! J'ai jamais pu, moi. M'enfin, comme je lui dis, au gamin : "C'est quand même pas héréditaire, si ?".
Merlin : - Mais lui, est-ce qu'il vous explique pourquoi?
Léodagan (sans comprendre) : - Pourquoi quoi?
Merlin : - Ben, pourquoi il se lève pas, par exemple !
Léodagan : - Est-ce que je sais, moi ? J'ai pas été lui demander !
Merlin : - Du coup, comment vous voulez régler le problème ? Vous savez rien !
Léodagan : - Je vais quand même pas commencer à écouter ses justifications. Je vais passer pour quoi ?!
Merlin : - Essayez, qu'est-ce que coûte ? Vous l'écoutez jusqu'au bout, sans le couper.
Léodagan : - Écouter son môme..
Merlin : - Hé ben ?
Léodagan : - Non mais pourquoi pas.. De toute façon, dans la vie, faut tout connaître...
Livre II, Le Pédagogue

Karadoc : « Qu’est-ce que c’est que ce style de bouffer des petits machins tout secs et trois gallons de flotte par jour ? […] Si la jeunesse se met à croire à ces conneries, on se dirige tout droit vers une génération de dépressifs ! Le gras, c’est la vie. »
Livre II, Corpore sano


Perceval (montrant ses cousins à Arthur) : « Alors là, c'est Ashton, lui c'est Rutz, lui c'est Pierce, l'autre derrière c'est Pierce aussi, j'ai jamais compris pourquoi, et lui euh, j'crois qu'il a pas d'prénom, tout le monde l'appelle Connard... »
Livre II, La Garde Royale

Perceval : Sire ! Sire ! On en a gros !
[...]
Perceval (à Arthur) : Moi j'crois plutôt que la prochaine fois, vous nous enverrez bouler tout pareil, c'est pas vrai ? (...) Ah... On en a gros...
[...]
Perceval (à Arthur) : Moi, j'serais vous, je vous écouterais... Non, moi, j'serais nous, je vous... Si moi, j'étais vous, je vous écouterais ! Non, elle me fait chier, cette phrase !
Livre II, Les Exploités

Perceval : - Ben j'en ai marre. Ça revient à chaque fois sur le tapis ça.
Arthur : - Quoi ça ?
Perceval : - Fédéré ! D'habitude j'dis rien mais là zut! J'sais pas c'que ça veut dire. Moi j'veux bien faire des efforts pour comprendre les réunions mais faut que chacun y mette du sien aussi. Là on est partis pour une heure avec des fédérés par-ci des fédérés par-là, j'vais encore rien biter et ça me gonfle.
Livre II, L'Alliance

Perceval : - Tiens, Sir Léodagan ! Vous allez croquer un morceau ?
Léodagan : - Euh… Non.
Perceval : - Ça fait marrant d’vous voir là, à cette heure-ci ! Ça m’fait penser que…
Léodagan (coupant la parole à Perceval) : - Oui oui ! Vous alliez où avant de tomber sur moi ?
Perceval : - Me coucher.
Léodagan : - Et ben voilà, faites ce que vous avez prévu !
Livre II, La Cassette

Arthur : - Ben... quoi ? Parce que ça vous est déjà arrivé ce genre de fourbi ?
Léodagan : - Ouais comme vous dites et pas qu'un peu. Ma femme.
Lancelot : - Dame Séli a été enlevée ?!
Léodagan : - C'est moi qui l'avait enlevée, j'étais que prince encore, j'démarrais... 10 000 pièces d'or j'en voulais. M'en ont filé 20.
Arthur : - 20... pièces d'or ?
Léodagan : - 20 000 ! A condition que j'la garde.
Livre II, L'enlèvement de Guenièvre

Bohort (très enjoué) : - Tout le monde participe, c’est parfaitement délicieux. Vous allez être comblé Sire.
Arthur : - Vous pouvez vous calmer ?
Bohort : - Nous accueillons, le seigneur Léodagan, qui vient nous présenter sa proposition.
Léodagan (accompagné d'un homme) : - Ma proposition euh, j’ai pas bien eu le temps de gamberger moi.
Arthur : - Qui c’est celui-là ?
Léodagan : - Je suis désolé, j’ai trouvé que lui.
Bohort : - Mais qu’est-ce que vous comptez faire avec ça, à la fête du printemps ?
Léodagan : - Le faire cramer.
Bohort : - Quoi ? Mais vous plaisantez ?
Léodagan : - Vous me dites il faut quelque chose de festif.
Bohort : - Mais quel rapport avec le printemps ?
Léodagan : - Mais j’en sais rien moi, c’est en plein air, je sais pas.
Arthur (ironique) : - Ah, le printemps. La nature se réveille, les oiseaux reviennent, on crame des mecs...
Bohort : - Merci seigneur Léodagan mais on va trouver autre chose.
Léodagan : - Bon bah, démerdez-vous, hein. Moi j’ai autre chose à foutre que de promener ce con là toute la journée.
Livre II, La fête du printemps

Séli : - Bon, moi je suis arrivée à un compromis par trop crade. Un genre de tarte, avec des oignons, du chou, du céleri et des épices. Alors ?
Bohort (machant et essayant de faire bonne figure) : - C’est, c’est intéressant.
Arthur : - Le plus intéressant c’est, comment est-ce que vous arrivez à faire un truc aussi immonde avec des ingrédients normaux ?
Séli : - Immonde ?
Bohort : - C’est vrai que c’est spécial, hein.
Arthur : - Non mais c’est incroyable. J’ai l’impression de bouffer de la terre avec de la bouse et du gravier, ça sent le poulailler, mais c’est du céleri et des oignons, c’est prodigieux.
Livre II, La fête du printemps

Livre III
Perceval (aux jeunes chevaliers) : « Le Graal, c’est une vraie saloperie, méfiez-vous. Un jour c’est un vase, une semaine après une pierre incandescente. [...] Incandescente, c’est : qui peut accaparer des objets sans resurgir sur autrui. »
Livre III, Les Suppléants

La Dame du Lac : - Mais vous êtes en train de prier un dieu romain, vous vous foutez de ma gueule ? Je vous signale que vous êtes légèrement engagé dans une quête au nom du dieu unique !
Arthur : - Parce que le dieu unique il est celte, peut-être ?
La Dame du Lac : - Non. Ben, le dieu unique… ben, il est unique !
Arthur : - Oui, voilà. Et vous, alors, avec vos cheveux oranges et votre peau blanche comme une merde de crémier, vous êtes pas celte des fois ?
La Dame du Lac : - Si. À la base, si.
Arthur : - À la base ? Non mais qu’est-ce que c’est exactement, vous faites mi-temps chez les uns, mi-temps chez les autres ?
La Dame du Lac : - Non, non, c’est pas ça.
Arthur : - C’est pas ça. (Haussant le ton) La religion, c’est le bordel, admettez-le. Alors laissez-moi prier ce que je veux tranquille, ça m’empêche pas de continuer à le chercher, votre saloperie de Graal.
Livre III, Le Culte secret

Kadoc : « Le caca des pigeons c'est caca, faut pas manger. »
Livre III, Les Suppléants

Karadoc : « La joie de vivre et le jambon, y'a pas trente-six recettes du bonheur ! »
Livre III, Le Législateur

Perceval (À Arthur ) : « Ça prouve que j'ai de l'ubiquité... De l'humilité ? C'est pas quand il y a des infiltrations ? »
Livre III, L’Étudiant


Perceval : - Comment ils appellent Lancelot déjà les gens du peuple ?
Karadoc :
- Beau-trouvé.
Perceval :
- Ça pète quand même les surnoms.
Karadoc :
- En Gaule, ils l'appellent… Blanc Chevalier je crois.
Perceval :
- Pfff… Il a même un surnom en Gaule, vous vous rendez compte ?
Karadoc :
- Vous en avez bien un vous de surnom ?
Perceval :
- En Gaule ? Non.
Karadoc :
- Enfin en Gaule, p'têt pas.
Perceval :
- Dans le Languedoc, ils m'appellent Provençal, mais c'est moi qui me suis gouré en disant mon nom. Sinon en Bretagne, c'est le gros faisan au sud et au nord, c'est juste Ducon.
Livre III, Le Sanglier De Cornouailles

Livre IV
Perceval : « En plus je connais une technique pour tuer trois hommes en un coup rien qu’avec des feuilles mortes ! Alors là, vous êtes deux, vous avez bien de la chance. »
Livre IV, Les Chaperons

Angharad : - Seigneur Perceval... Vous êtes déjà levé ?
Perceval
: - Non mais je retourne me coucher là.
Angharad
: - Et, qu'est-ce que vous faites dehors à cette heure-ci ?
Perceval
: - Au printemps, j'aime bien pisser du haut des remparts, au lever du soleil. Il y a une belle vue.
Angharad
: - Vous êtes sensible...
Perceval :
Au froid, ouais, hyper ! C'est pour ça, j'attends le printemps.
Livre IV, Tous les matins du monde II


Séli : - Maintenant si le roi se pointe en nous disant qu'il veut en prendre une autre, je vois pas très bien comment on pourrait trouver à lui répondre.
Léodagan : - Ben moi en général, je lui réponds "merde". En principe ça colle avec tout.
Livre IV, Tous les matins du monde II

Perceval : « C'est pas moi qu'explique mal, c'est les autres qui sont cons ! »
Livre IV, Perceval Fait Raitournelle

Livre V
Karadoc : « On va vous envoyer un mec que en fait on dirait qu'il marche normalement alors qu'il marche alternativement à cloche pied sur chaque pied alors faites gaffe ! »
Livre V, La Roche Et Le Fer

Kadoc : « Ça suffit ! Elle est où la poulette ? Elle est bien cachée ? »
Livre V, Domi Nostræ

Léodagan : « Dites, vous savez qu'à solliciter trop souvent la patience des gens, on finit par agacer ? »
Livre V, Le royaume sans tête


Voir aussi :
- Kaamelott, le film. Dès 2017 !